Avant la Révolution, la vente des poteries était réservée aux seuls potiers travaillant dans la localité. Etant donné qu'ils étaient nombreux, la population du village ne pouvait absorber à elle seule toute la production. Ainsi ils obtinrent le droit de vendre leurs poteries à l'extérieur par l'intermédiaire de marchands ambulants de poteries (Gschirrmann).
 
 
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Ces marchands avaient un périmètre de vente qui s'étendait dans un rayon d'au moins trente kilomètres. Les premiers marchands avaient une voiture à ridelles (Leiterwawe) tirée par un cheval. On vit même des marchands dont la charrette, genre de tombereau, était tirée par des chiens.



L'avènement du chemin de fer en 1895 avec la ligne Haguenau-Rastatt permit aux potiers de Soufflenheim d'expédier leurs marchandises dans les villes par conteneurs entiers.
Le dernier marchand ambulant, lui motorisé, a exercé son activité jusque dans les années 70.